Une amende de 135 euros. C’est le prix d’un simple oubli : celui de l’attestation d’assurance pour trottinette électrique, désormais exigée à chaque contrôle. Depuis le 1er janvier 2025, rouler sans preuve d’assurance responsabilité civile, même si le contrat existe, n’est plus une petite négligence mais un motif de sanction immédiate.
Lors de la souscription, les assureurs ne manquent pas de demander des justificatifs précis. Le numéro de série de la trottinette, une facture d’achat en bonne et due forme, parfois même une déclaration sur l’honneur attestant du respect des règles de circulation : chaque compagnie affiche ses exigences. Et gare à l’oubli ou à l’inexactitude, car un dossier incomplet peut suffire à voir sa prise en charge refusée en cas de sinistre.
Assurance trottinette électrique en 2025 : ce que la loi impose
Le cadre fixé en 2025 ne laisse aucune ambiguïté pour les engins de déplacement personnel motorisés. Désormais, chaque utilisateur d’une trottinette électrique ou tout véhicule électrique individuel a l’obligation d’être assuré pour circuler sur la voie publique. Ce n’est plus une simple précaution, mais bien une formalité imposée par la réglementation.
Mieux vaut ne pas ignorer cette réalité : la vignette assurance trottinette doit figurer sans équivoque sur l’appareil, directement accessible lors d’un contrôle. Si ce petit autocollant manque, aucun justificatif tardif ne viendra sauver la mise ; un PV tombe, que l’assurance soit valide à côté ou non. La règle s’est faite plus stricte, et les preuves immédiates sont réclamées.
Plusieurs points sont à adopter impérativement :
- Respect de la vitesse maximale : jamais au-delà des 25 km/h autorisés.
- Si le casque trottinette électrique n’est pas imposé partout, il reste vivement recommandé, surtout en zone urbaine.
- La circulation sur les trottoirs demeure interdite, sauf dispositions locales particulières très limitées.
La trottinette électrique s’aligne donc sur la réglementation relative à la responsabilité civile. Détail qui compte : l’assurance habitation traditionnelle ne couvre plus ce type d’engin sauf ajout spécifique au contrat. Face aux nouveaux usages, beaucoup d’assureurs développent désormais des garanties spécifiques. Opter pour une formule pensée pour la trottinette, c’est éviter la mauvaise surprise en cas de contrôle ou d’accident.
Quels documents sont nécessaires pour obtenir une assurance ?
Monter un dossier d’assurance trottinette électrique ne se fait pas à la légère. Les compagnies réclament à chaque fois une preuve d’achat ou de propriété du véhicule. Facture, certificat de cession ou attestation sur l’honneur : tous ces documents permettent de justifier la possession et d’éviter les fraudes ou déclarations fantaisistes.
Une pièce d’identité valide est aussi systématiquement demandée : carte nationale, passeport ou titre de séjour. Cette identification garantit que le contrat est bien rattaché à la bonne personne, et sécurise l’application de la responsabilité civile.
Vient ensuite le justificatif de domicile datant de moins de trois mois. L’adresse du souscripteur influe sur la prime : selon que l’on roule en plein centre-ville ou dans une zone résidentielle paisible, le niveau de risque diffère et le contrat aussi.
N’oubliez pas le numéro de série de la trottinette (ou du constructeur) : ce code gravé assure la traçabilité de l’engin et, sans lui, impossible d’obtenir la fameuse vignette. Tant que ce numéro manque au dossier, l’assurance ne prendra pas effet.
Pour rappel, voici les documents qu’il faut impérativement réunir pour constituer votre dossier complet :
- Justificatif d’achat ou de propriété
- Pièce d’identité
- Justificatif de domicile
- Numéro de série de la trottinette
Un seul document manquant, et c’est l’impasse : impossible de finaliser la souscription, même si la trottinette est neuve et prête à rouler.
Tour d’horizon des formules d’assurance disponibles pour votre trottinette
Les offres d’assurances trottinette électrique se multiplient et s’adaptent à la réalité du terrain. D’une formule basique à des protections élargies, tout dépend de l’usage et du niveau de tranquillité recherché.
Au niveau minimal, on retrouve la responsabilité civile. Cette protection fait le strict nécessaire : indemniser les dommages que vous pouvez causer aux autres. Pratique et conforme à la loi, mais vite limitée dès qu’un incident concerne votre propre appareil.
Des formules supérieures ajoutent les garanties vol et dommages. Cette fois, si votre trottinette disparaît ou subit une casse, l’assureur peut intervenir en remplacement ou en réparation, sous conditions (notamment l’attestation d’un antivol agréé). Certaines offres couvrent par ailleurs les blessures corporelles du conducteur, une couverture intéressante pour ceux qui utilisent l’engin au quotidien.
Certains forfaits intègrent désormais la garantie mobilité : assistance dépannage, rapatriement rapide ou même prêt immédiat d’une trottinette. Ce type de service s’adresse à celles et ceux qui veulent éviter toute interruption dans leurs déplacements.
Voici un aperçu des principales formules disponibles chez les assureurs spécialisés :
- Responsabilité civile : le minimum pour protéger autrui
- Vol et dommages matériels : pour couvrir son propre engin
- Protection corporelle : pour faire face aux blessures (hospitalisation, soins…)
- Garantie mobilité : assistance, dépannage et prêt d’appareil
Au fil des années, ces offres s’affinent et se personnalisent pour mieux répondre aux situations réelles. Chaque usager trouve ainsi une protection adaptée à ses trajets, sa fréquence d’utilisation et ses priorités en matière de sécurité ou d’assistance.
Comment choisir la couverture la plus adaptée à vos usages quotidiens ?
Sélectionner l’assurance trottinette électrique appropriée commence par une analyse honnête de ses propres besoins. Faut-il assurer simplement le minimum pour respecter la loi, ou privilégier une protection étendue quand la trottinette devient indispensable au quotidien ?
L’environnement et les habitudes font toute la différence. Pour celles et ceux qui roulent en pleine ville, exposés au trafic, aux stationnements extérieurs et aux aléas climatiques, une garantie vol et dommages matériels devient un bon investissement. D’autres, qui utilisent ponctuellement leur appareil sur voie privée, peuvent se contenter de la seule responsabilité civile.
Voici quelques garanties à envisager selon votre situation :
- Garantie mobilité : primordiale si la trottinette sert quotidiennement, sans marge pour les imprévus.
- Dommages corporels : indispensable pour ceux qui tiennent à protéger leur santé, particulièrement en cas de chutes ou d’accidents sérieux.
Le prix entre toujours dans l’équation, mais il ne doit pas occulter les points stratégiques du contrat : niveau de franchise, assistance incluse, exclusions de garanties et modalités en cas de résiliation. Pensez aussi à vérifier la conformité de votre modèle et de votre formule avec la réglementation (notamment concernant la vitesse autorisée). Les solutions évoluent vite, et il existe désormais des contrats modulables selon l’usage réel et le profil de chaque usager.
En définitive, choisir sa couverture va bien au-delà du respect administratif : c’est s’offrir une liberté de mouvement réelle, une protection solide face aux aléas, et, tout simplement, la possibilité d’avancer chaque jour l’esprit un peu plus léger.


